Ce que demandent les entreprises du bâtiment avant de faire développer leur propre outil de gestion de chantier : délais, coût, reprise de l’existant, et qui aura accès à quoi.
Un logiciel de gestion de chantier développé pour une entreprise en particulier, à partir de ses chantiers et de sa façon de travailler. Ce n'est pas un abonnement à un outil générique que vous adaptez à votre organisation, c'est l'inverse : l'outil est construit autour de l'organisation qui existe déjà.
Selon les entreprises, il couvre le suivi des phases, la remontée des blocages depuis le terrain, les photos, les procès-verbaux de réception signés par le client, et parfois la facturation à l'avancement, les achats ou la marge par chantier. Le périmètre exact se décide avec vous : personne ne paie pour un module qu'il n'ouvrira pas.
Un logiciel du marché impose son vocabulaire, ses statuts et ses écrans. Vous payez un abonnement par utilisateur, vous utilisez 20 % des fonctions, et les 80 % restants encombrent l'interface de vos chefs d'équipe.
Un outil sur mesure part de vos étapes, de vos noms de phases et de vos documents. Ce que vous n'utilisez pas n'existe pas. En contrepartie, il faut le construire : comptez quelques semaines avant la mise en service, contre une inscription immédiate pour un produit sur étagère.
Non. L'outil pilote l'exploitation des chantiers : avancement, blocages, réception, facturation à l'avancement, marge. La comptabilité reste chez votre expert-comptable et dans votre logiciel comptable.
Quand un ERP existe déjà, la bonne approche est généralement de le laisser en place et de lire ses données plutôt que de les ressaisir.
Oui, c'est une des briques possibles. Une fois branchée, elle permet de demander en langage courant quels chantiers sont bloqués cette semaine, ou de replanifier une équipe, sans ouvrir l'application. On décide au cadrage si elle fait partie de la première version.
C'est une commodité pour le bureau, pas un remplacement de l'interface : le terrain continue de travailler sur des écrans faits pour lui.
La première semaine sert au brief et au cadrage. La deuxième pose la charte, les parcours et la liste des fonctionnalités. Le développement dure ensuite quatre à huit semaines selon le périmètre, avec des versions utilisables au fil de l'eau. Ce rythme suppose qu'on puisse valider ensemble à chaque étape : la seule chose qui rallonge vraiment un projet, c'est d'attendre une réponse.
Vous ne découvrez pas l'outil à la fin : vous l'essayez pendant qu'il se construit, et ce qui ne colle pas au terrain se corrige tout de suite.
Le prix dépend du périmètre, et le périmètre se décide au cadrage. Un outil qui suit les phases et produit les PV n'a pas le coût d'un outil qui gère en plus les achats, les sous-traitants et la facturation.
Le rendez-vous de 30 minutes sert à cerner ce périmètre. Si le projet a du sens des deux côtés, vous recevez ensuite une proposition chiffrée par écrit, sur un périmètre précis, pas une fourchette en l'air.
Non, et c'est même le contraire : un tableur de suivi qui fonctionne depuis des années contient l'essentiel de la logique métier de l'entreprise. Il sert de point de départ au cadrage.
Les chantiers en cours sont repris au moment de la mise en ligne, pour éviter la période où deux outils coexistent.
Les données que vous saisissez sont les vôtres, et vous pouvez les récupérer dans un format exploitable. L'hébergement est situé dans l'Union européenne. Les modalités précises, y compris ce qui se passe si on arrête de travailler ensemble, figurent au contrat.
La propriété du code se règle au contrat, avant le développement. C'est un point à poser explicitement au cadrage plutôt qu'à découvrir en fin de projet.
Chaque personne accède à ce dont elle a besoin pour son travail, et à rien de plus. Le découpage se décide au cadrage, à partir de votre organigramme : un compagnon voit les tâches et les photos des chantiers où il est affecté, un chef d'équipe voit en plus l'avancement et les réserves de ses chantiers, les achats voient les commandes et les prix, la direction voit la marge.
Les droits sont attachés à des rôles, jamais à des personnes : quelqu'un arrive, on lui donne un rôle ; quelqu'un part, on coupe son compte. Une exception accordée à une personne en particulier est facile à créer et impossible à maintenir au quinzième salarié.
Seulement si vous décidez qu'il doit les voir. Par défaut, les prix d'achat, les bons de commande et la marge restent du côté du bureau, et le terrain ne les reçoit jamais, y compris sur son téléphone.
La différence technique compte : le filtre n'est pas un affichage masqué, il est appliqué dans la base de données elle-même. Une donnée hors du périmètre d'un compte ne lui est pas envoyée, qu'il passe par l'application, par une adresse modifiée à la main ou par une exportation.
Le compte se désactive, et l'accès s'arrête immédiatement, sur tous les appareils. On désactive plutôt qu'on ne supprime, pour conserver l'historique des actions déjà faites, qui peut servir en cas de litige.
Il n'y a pas d'inscription libre : un compte se crée sur invitation, avec un rôle décidé à ce moment-là. Et un compte par personne, jamais de compte partagé, sans quoi plus rien n'est traçable ni coupable proprement.
Les échanges sont chiffrés en transit, en TLS 1.3. Les données le sont au repos, en AES-256, sauvegardes comprises, et l'hébergement est situé dans l'Union européenne. Ce n'est pas du chiffrement de bout en bout au sens strict, celui où l'hébergeur lui-même ne peut rien lire : il rendrait impossibles la recherche, les PDF et le calcul de marge. Méfiez-vous d'un éditeur qui vous le promet tout en vous montrant un tableau de bord. Les documents et les photos ne sont jamais accessibles par une adresse publique : ils passent par des liens signés, valables quelques minutes, délivrés aux seuls comptes qui ont le droit de les voir.
Restent les deux questions qui comptent vraiment le jour d'un incident : à quelle fréquence les données sont sauvegardées, et en combien de temps le service redémarre. Elles sont traitées au contrat, avec des engagements écrits plutôt qu'une promesse générale de sécurité.
À son document, et à rien d'autre. Il n'a pas de compte à créer : il reçoit un lien propre à ce document, qui n'ouvre que celui-là. Ces pages sont exclues de l'indexation des moteurs de recherche.
Le même principe s'applique aux validations de situations de travaux et aux confirmations de commande envoyées aux fournisseurs.
Oui. Les actions qui engagent l'entreprise sont journalisées : qui a validé une réception, envoyé une commande, modifié un montant, et quand. Pour les corrections, l'ancienne valeur est conservée en plus de la nouvelle.
Ce journal sert d'abord en cas de contestation sur un procès-verbal ou une situation. Il a un effet secondaire utile : là où tout est tracé, on peut se permettre d'ouvrir davantage d'accès, parce qu'un abus se voit.
C'est la question qui décide du succès du projet, et c'est pour ça que les écrans terrain sont conçus pour le téléphone, en quelques gestes : signaler un blocage avec son motif, ajouter des photos, cocher une tâche.
Le client final, lui, n'a aucun compte à créer. Il signe le procès-verbal de réception depuis son téléphone, sur un lien, et la signature est horodatée.
Les équipes sont formées à la livraison. Ensuite, les correctifs sont pris en charge, et les évolutions se décident au cas par cas : une nouvelle brique se chiffre comme le reste, avec l'avantage que l'outil existe déjà.
L'usage se mesure, fonction par fonction : ça évite de développer des écrans que personne n'ouvre, et de payer pour eux.
Par un rendez-vous de 30 minutes, en visio. Vous montrez comment vous suivez vos chantiers aujourd'hui, et ce qui coince. Il n'y a rien à préparer.
À la fin de l'échange, vous savez si un outil sur mesure a du sens pour votre entreprise, y compris si la réponse est non.
Dernière mise à jour : septembre 2026.